Pourquoi tant de films sur l'apocalypse du monde ces derniers mois? Il y en a eu beaucoup depuis 2001 avec, en particulier, New York, détruit ou très mal en point, comme si multiplier les représentations de la catastrophe du 11 septembre étaient nécessaires pour l'assimiler complètement (du moins pour les Américains). Les espoirs pour le futur sont-ils si inexistants que l'on n'arrive même plus à imaginer l'avenir? Certes le poids du matérialisme ambiant n'aide pas aux envolées lyriques. On trouve, dans beaucoup de ces films, le reflet de la peur de réussir à s'autodétruire : réchauffement climatique, pollution, nucléaire... Et si le monde disparaissait vraiment à cause de nos actions? Ce n'est plus la peur d'une puissance divine ou surnaturelle, c'est plutôt la prise de conscience de notre propre puissance et de nos limites. Bref, prenons plutôt tous ces films qui cultivent l'oiseau de mauvaise augure comme des représentations de notre sidération face à l'ampleur de notre responsabilité. Un peu comme l'adolescent qui brise sa coquille d'enfant et qui s'éblouit de la lumière du monde adulte... Il faut du temps et des histoires pour grandir! /http%3A%2F%2Fpeinture.video-du-net.fr%2Fimages%2Ftableaux-celebres%2FPieter%20Bruegel%20l%27Ancien,%20la%20Tour%20de%20Babel.jpg)
Pieter Brueghel L'Ancien, La Tour de Babel,
Musée de Kunsthistorisches, Vienne, 1563.
Vous pouvez aussi lire une nouvelle peu connue de Jules Verne L'éternel Adam sur Wikisource (une fois sur la page, cliquez sur le lien externe).